Colloque du Centre d'Alembert

 

"Quand le temps nous est compté : questions de temps dans le travail académique"

 

 Programme  :

 

9h00 Accueil

 9h15 Allocutions d’ouverture

Université Paris-Sud

UFR des Sciences d’Orsay

Maison des Sciences de l’Homme Paris-Saclay

Annick JACQ, Directrice du Centre d’Alembert

 Modératrice : Hélène Aubry

9h35-10h00  Hélène GISPERT, historienne des sciences, Université Paris-Sud

Retour sur un questionnaire adressé aux personnels.
Question du temps dans notre travail, la parole aux acteurs.

 10h00-10h40  Gérald GAGLIO, sociologue, Université Technologique de Troy
Du manque de temps au travail d’articulation temporelle. 

 10h40 – 11h00 Pause café

 Modératrice : Christine Eisenbeis

11h00-11h40  Lucie GOUSSARD, sociologue et Guillaume TIFFON, sociologue, Université d’Évry -Val d’Essonne

Travailler en projets dans la R&D. Contraintes temporelles et transformations du travail de recherche.

 11h40-12h20 Scarlett SALMAN, sociologue, Université Paris-Est Marne-la-Vallée

La gestion des temporalités de travail par le coaching : vers une discipline de soi ?

 12h20 – 14h00 Déjeuner sur place (gratuit mais inscription préalable obligatoire)

 Modératrice : Alexia Jolivet

14h00-14h40  Philippe BRUNET, sociologue, Université Paris-Est Marne-la-Vallée

De quoi le temps est-il comptable dans la science ?

 14h40-15h20 Marc GUYON, chercheur associé, CNAM Paris

À la recherche du « temps perdu » des chercheurs. Temps mesuré, temps vécu, subjectivité et créativité dans le travail scientifique.

 15h20 – 15h40 Pause café

 Modérateur : Bertrand Sergot

15h40-16h20 Marc BESSIN,sociologue à l’Iris (CNRS, EHESS), et Fabienne GOLDFARB, physicienne, Université Paris-Sud

Quelles présences du chercheur ? Les ambivalences de la Slow Science, entre résister et demeurer dans sa tour d’ivoire.

 16h20-17h00 Coda : Et maintenant ? 
Échanges entre les participants et les organisateurs

Adresse :

Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 9h à 18h - Entrée libre
Inscription : centre.dalembert @ u-psud.fr - Déjeuner sur place (gratuit mais inscription préalable obligatoire avant le 12 avril)

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

Plan d'accès

 

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 Archives des séminaires :

LA CHIMIE, UNE DISCIPLINE CARREFOUR

Présentation du séminaire en pièce jointe et sur notre site Internet.

 Prochaine séance : Jeudi 23 mars 2017

 

 La Chimie verte pour le développement durable : un enjeu pour la recherche fondamentale et pour l'industrie

 

avec
Marie-Christine SCHERRMANN, Professeure de Chimie de l’Université Paris Sud,
Responsable de l’équipe «  Chimie Peptidomimétique, Photochimie et Procédés Alternatifs » à l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay.
Domaines de recherches  : Chimie Verte (procédés en flux continu, organocatalyse asymétrique, solvants alternatifs en synthèse organique, métriques pour la chimie éco-compatible).
Co-Auteur d’un ouvrage récent : Chimie Verte. Concept et Application J. Augé et M.-C. Scherrmann, EDP Sciences, Collection Savoirs Actuels – mai 2016

 

Vers une chimie plus éco-compatible

La chimie doit faire face aux défis de l’épuisement des ressources et de l’accumulation de déchets. Quels sont les outils de la chimie moderne pour relever ces défis et être acteur du développement durable ?

 

 et 

Heike FAULHAMMER, Directeur Développement Durable Groupe Arkema

 

Quel rôle joue la chimie verte dans le développement durable ?

Cette intervention reflètera les dernières tendances du Développement Durable en milieu industriel, plus précisément tout au début de la chaine de la valeur dans l’industrie chimique. La place de la chimie verte dans le cadre du développement durable sera illustrée avec quelques exemples industriels et son impact comparé aux autres domaines de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise.

 

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 - Entrée libre
Plan d'accès

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

 

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr
(centre.dalembert @ u-psud.fr)

Tél. : 01.69.15.61.90

 

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Archives :

Jeudi 9 mars

 Chimie : de nouveaux matériaux pour des enjeux du 21e Siècle

avec

Jacques LIVAGE, Professeur honoraire au Collège de France – Chaire de « Chimie de la matière condensée »

 

Les matériaux bio-inspirés
de l’art du feu à la chimie douce

 

L’histoire de l’humanité est liée à celle des matériaux, de l’âge de la pierre à l’âge du fer. Notre aptitude à élaborer un matériau nouveau est liée à la maîtrise du feu et à la possibilité d’obtenir des températures plus élevées. Cependant l’observation de la nature nous montre que le vivant a depuis longtemps appris à fabriquer ses propres matériaux dans des conditions beaucoup plus douces. Les processus de biominéralisation s’effectuent à température ambiante et les matériaux nanostructurés obtenus présentent des propriétés souvent bien supérieures à celles de nos matériaux les plus sophistiqués. Suivant l’exemple de la nature nous avons développé une chimie « douce » qui permet d’élaborer des matériaux ‘bio-inspirés’ qui offrent de nouvelles perspectives aux chimistes du 21e siècle.

 

et
Michel VERDAGUER, Université Pierre et Marie Curie, Paris

 

Magnétisme moléculaire 
de la molécule au matériau

 

« Quand la nature finit de produire ses propres espèces, l’homme, avec les choses naturelles et avec l’aide de cette nature, commence à créer une infinité d’espèces.»      Léonard de Vinci

 

Il y a quarante ans, à Orsay, une petite équipe de chercheurs animée par Olivier Kahn se lançait dans la conception originale de matériaux moléculaires magnétiques à propriétés prévisibles en s’appuyant sur la physique quantique et sur la symétrie. Le défi : maîtriser l’interaction entre deux porteurs de spins, transformer la molécule en aimant, mieux appréhender la complexité des sites biologiques actifs. Quels objets, quels matériaux ont émergé de cette recherche inspirée essentiellement par le désir de comprendre ? Quelle place occupent-ils et peuvent-ils prendre en ces temps de spintronique moléculaire et d’Horizon 2020 ?

 

L’exposé sera accompagné d’expériences.

 

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 - Entrée libre
Plan d'accès

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Programme et contact :

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Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr
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Archive :

Jeudi 23 février 2017

De la chimie dans nos assiettes

 avec

Raphaël HAUMONT, Enseignant-chercheur à l'Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d'Orsay, Université Paris-Sud

 

Cuisine du futur : comment allier plaisir, innovation et cuisine durable ?

 

L'objectif de la conférence-démonstration est de montrer comment la recherche, appliquée en cuisine, permet de proposer des alternatives et pistes d'innovations : alternatives de textures, d’associations de saveurs, mais aussi alternatives en termes d'une cuisine plus durable.

 Quelle sera la cuisine en 2050 ? Réponse le 23 février.

 

Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 - Entrée libre
Exceptionnellement, la séance du 23 février se terminera à 15h15.

Plan d'accès

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

 

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr
(centre.dalembert @ u-psud.fr)

Tél. : 01.69.15.61.90

 

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Archives :

séance : Jeudi 2 février 2017

La Chimie, le terroir, l'eau et nous

 

avec

Lydie VALADE, Directrice de recherche au CNRS, Présidente de Chimie et Société

 

Les rencontres « Chimie & Terroir » : un mode de médiation de la chimie
« Chimie et Société », commission de la Fondation de la maison de la chimie, place la perception du public au cœur de la définition des actions qu’elle met en place pour promouvoir son domaine. Parmi celles-ci, les rencontres annuelles « Chimie & Terroir » proposent des animations en lien avec l’environnement économique de la région organisatrice. Les rencontres se tiennent hors des grandes métropoles universitaires et favorisent des échanges constructifs entre scientifiques et visiteurs (élèves, enseignants, citoyens). Grâce à l’évaluation demandée aux visiteurs, ce mode de médiation de la chimie a pu être analysé et a évolué au fil des éditions selon les attentes et réactions recueillies.

 

et
Philippe BEHRA, Professeur des universités – INP Toulouse, Laboratoire de Chimie Agro-Industrielle – UMR 1010 INRA/INP-ENSIACET, Courriel : philippe.behra @ ensiacet.fr

 

Chimie des eaux naturelles et impact des activités humaines
Dans l’environnement, un ensemble complexe de processus chimiques, physiques, biologiques et géologiques régule le cycle des éléments et des composés chimiques. La composition physico-chimiques des eaux, qui résulte de ces processus, est naturellement contrôlée par l’altération des minéraux et par l’activité des organismes vivants. Les activités humaines génèrent des contaminants, véhiculés dans les différents compartiments interdépendants les uns des autres, à savoir les eaux, la biosphère, l’atmosphère, le sol et les roches.
Pour comprendre l’impact des activités humaines sur les eaux, il est indispensable de connaître le transport des eaux dans chaque compartiment ainsi que les relations entre ces différents compartiments. Il est aussi nécessaire de quantifier les processus physico-chimiques associés aux échanges entre les différentes phases y compris les organismes vivants.
Au cours de cet exposé, des exemples concrets permettront d’illustrer les différents concepts physico-chimiques impliquant aussi les systèmes vivants ainsi que les effets des activités humaines sur la qualité des eaux naturelles, à des échelles de temps et d’espace très variables.

 

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séance : Jeudi 26 janvier 2017

La Chimie au service de la transition énergétique

 

avec

Pierre MILLETProfesseur à l’Institut de Chimie Moléculaire et des Matériaux d’Orsay, Université Paris-Sud.

 

Les enjeux et la mise en œuvre du « power-to-gas »

 

Le terme « power-to-gas » (conversion d’électricité en gaz) désigne un concept et un ensemble de techniques permettant la conversion d’électricité en composés chimiques gazeux à valeur énergétique. L’inter-conversion se fait à l’aide de différents réacteurs chimiques ou électrochimiques, éventuellement couplés, et permet la production de divers vecteurs chimiques. Dans le cadre de la transition énergique, le « power-to-gas » offre concrètement la possibilité de stocker et de valoriser les excédents d’électricité injectés sur le réseau électrique, et de faire face à l’irruption massive d’électricité renouvelable. Le concept permet d’assurer un certain nombre de services énergétiques tels que le stockage électrique de grande capacité et la distribution de vecteurs énergétiques chimiques en vue de services énergétiques en temps différé, par exemple pour la co-génération ou la mobilité décarbonées. L’objet de ce séminaire est de présenter une vue d’ensemble du concept, de décrire quelques technologies clés, et de mettre en perspective les efforts actuels de R&D et de déploiement. Un ensemble de réalisations pratiques, sur sites industriels, servira d’appui à la discussion.

 

 

et

Marc FONTECAVECollège de France, 11 place Marcelin Berthelot, 75231 Paris Cedex 05.

 

Systèmes bioinspirés pour le stockage de l’énergie solaire

 

Le développement des nouvelles technologies de l’énergie pour l’exploitation des énergies renouvelables, comme l’énergie solaire ou l’énergie éolienne, diluées et intermittentes, nécessite celui des procédés de stockage de l’énergie. Une façon de stocker ces énergies est de les transformer en énergie chimique, par exemple en convertissant l’eau en hydrogène ou le gaz carbonique en molécules carbonées, à travers la formation de liaisons hydrogène-hydrogène, carbone-hydrogène et carbone-carbone, riches en énergie. C’est ce que fait la nature (plantes, micro-algues, cyanobactéries) avec ce processus biologique fascinant qu’est la photosynthèse et en utilisant des enzymes qui sont de formidables catalyseurs pour ces réactions. Une nouvelle chimie, dite bioinspirée, est donc à développer pour comprendre et reproduire ces processus naturels étonnamment efficaces, et implanter les systèmes bioinspirés dans des dispositifs technologiques.

L’exposé essaiera d’illustrer cette démarche originale avec quelques exemples récents de catalyseurs bioinspirés pour la production et l’oxydation de l’hydrogène et pour la valorisation du CO2 et leurs applications potentielles dans des électrolyseurs et des piles bioinspirés.

 

M. Fontecave. Sustainable Chemistry for Energizing the Planet

Angew. Chem. Int. Ed. 2015 54, 6946

 

 

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) - Entrée libre

Exceptionnellement séance du 26 janvier de 14h à 16h 

Plan d'accès

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

 

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr

Tél. : 01.69.15.61.90

 

 

 

 

 

 

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Archive :

Les progrès de la Chimie analytique au service de l'environnement

 

avec

Patrick ARPINO, ENSCP, Équipe « Synthèse, Électrochimie, Imagerie  et  Systèmes Analytiques pour le Diagnostic », 11 rue Pierre et Marie Curie, 75231 Paris Cedex 05, France https://www.researchgate.net/profile/Patrick_Arpino 

patrick.arpino @ chimie-paristech.fr

 

Des analyses chimiques aux conséquences sociétales significatives

 

Les fondements de la chimie analytique reposent sur trois principes essentiels : séparer ; identifier ; doser. Cela permet de voir et de mesurer le monde chimique qui nous entoure. Pour observer et mesurer toutes les espèces chimiques environnantes, il faut connaître leur constitution moléculaire, leur réactivité, et concevoir ou utiliser les outils physico-chimiques permettant de les atteindre. L’outil et l’application sont constamment liés et progressent de pair. Pour atteindre des niveaux de détections de traces chimiques encore plus bas que précédemment, il faut mettre au point ou améliorer les instruments existants, qui permettent ensuite de mettre en évidence, non seulement les espèces qui étaient initialement visées, mais d’autres, souvent inattendues, et qui nécessitent à leur tour des instruments encore plus performants pour mieux les voir. C’est une course d’obstacles dont la fin n’est pas encore entrevue.

 

On pourrait également ajouter : et rester muet devant le résultat, laissant souvent à d’autres le soin de garder, interpréter ou rejeter les résultats obtenus. Au début des années 80, Guy Ourisson parlait déjà de « sciences servantes » quand il évoquait les sciences analytiques, suscitant alors un tollé parmi d’éminents spécialistes de l’époque, mais la suite lui a souvent donné raison.

 

Il arrive parfois que l’introduction d’une nouvelle méthode d’analyse, dans un premier temps au laboratoire de recherche, et ensuite, son expression sous forme d’appareillages largement répandus dans les laboratoires de contrôle publics ou privés, provoque des bouleversements majeurs dans la société civile. Deux exemples seront présentés en illustration : la banalisation du couplage GC/MS (chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse) au cours des années 80 et au moins une de ses conséquences s’agissant de la détection du benzène dans une eau de boisson qui fit grand bruit. Une décennie plus tard, ce sera au tour du couplage LC/MS (chromatographie en phase liquide couplée à la spectrométrie de masse) de faire perdre à certains athlètes, l’or olympique qui leur avait été initialement remis, et qu’ils auraient sans doute conservé une olympiade plus tôt.

 

et 

Philippe GARRIGUES, Institut des Sciences Moléculaires (ISM), UMR 52 55 CNRS/Université de Bordeaux1 351, Cours de la Libération 33405 Talence Cedex p.garrigues @ ism.u-bordeaux1.fr

 

Chimie de l'environnement : apports analytiques et contaminants chimiques d'intérêt environnemental

 

La chimie de l'environnement s'intéresse au devenir et aux effets des produits chimiques naturels ou de synthèse dans l'environnement. Des milliers de composés chimiques de synthèse sont présents dans tous les compartiments de l'environnement. Le développement de nouvelles techniques analytiques permet aujourd'hui de détecter des composés à très faible concentration susceptibles d'avoir des effets biologiques. De "nouvelles classes" de produits chimiques font actuellement l'objet de nombreuses publications (détergents, médicaments humains et vétérinaires, retardateurs d'inflammation, produits cosmétiques, nano-objets, microplastiques) ou d'articles à sensation dans la presse grand-public. De nouvelles techniques se mettent en place pour détecter spécifiquement ces nouveaux produits et aussi leurs effets potentiellement néfastes pour l'Homme et l'environnement. Le règlement REACH, l'historique des suivis de contaminantions chimiques et des développements analytiques seront exposés. Les voies de l'avenir s'articulent autour de la réduction de la pression environnementale caractérisée  d'une part par la recherche d'alternatives aux technologies actuelles de production, d'autre part par l'élimination de l'utilisation et de la production de substances dangereuses.

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 (entrée libre)

Plan d'accès

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

 

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr
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Nous vous y attendons nombreuses et nombreux !

 

NB : Nous vous invitons à consulter régulièrement notre site Internet, des modifications pouvant intervenir, en cas de force majeure, dans la planification

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Séance du jeudi 8 décembre 2016

Chimie et Santé


avec

 Daniel MANSUY, Membre de l’Académie des Sciences, Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Chimie et Biochimie Pharmacologiques et Toxicologiques, UMR 8601, Université Paris Descartes)

 Chimie du et pour le Vivant : objectif Santé

 La compréhension des mécanismes associés à la vie, au niveau moléculaire et cellulaire aussi bien qu'au niveau des organismes, des populations et des écosystèmes, et la mise au point de composés ou de méthodes pour les réguler, sont des enjeux de recherche majeurs pour le début du 21ème siècle. Les retombées attendues concernent aussi bien la santé humaine et animale (médicaments, vaccins, matériaux biocompatibles pour prothèse, diagnostic) que l'agroalimentaire, les biotechnologies ou l'environnement. Le développement spectaculaire des sciences du vivant au cours de ces 30 dernières années, avec, en particulier, le décryptage de très nombreux génomes, protéomes et métabolomes, a ouvert la voie.

 Les chimistes ont un rôle très important à jouer dans ce contexte du post-génome. Ils ont tout d'abord à faire progresser de façon considérable notre connaissance de la chimie du vivant, en découvrant les nouveaux schémas de biosynthèse et les nouveaux médiateurs qui dépendent des gènes "orphelins" (dont on ne connaît pas la fonction à l'heure actuelle). Ils se doivent aussi d'élaborer de nouvelles méthodes et de construire de nouveaux objets (molécules, matériaux …) pour permettre ou faciliter la compréhension du vivant et pour intervenir sur certains dysfonctionnements du vivant (chimie pour le vivant). Ces recherches devraient aussi conduire à des retombées en chimie, l'observation de la biodiversité devenant alors une source d'inspiration pour la création d'une chimiodiversité beaucoup plus large (nouvelles molécules, nouveaux catalyseurs, nouveaux matériaux …) (chimie d'après le vivant).

 Ces différents rôles des chimistes seront illustrés dans chaque cas à l'aide de résultats de recherche dans le domaine du médicament.

 et


Fanny ROUSSI, Chercheur au CNRS, Responsable de l'équipe "Métabolites de végétaux : isolement, synthèse et bioactivité"

 

Plantes, molécules et cancer

 

La nature, par son impressionnante richesse et sa complexité, est une source d’inspiration pour les chimistes médicinaux. Ainsi, alors que moins de 20% de la biodiversité mondiale ont été étudiés d'un point de vue chimique, plus de 60% des médicaments utilisés aujourd’hui sont issus, de manière directe ou indirecte, des substances naturelles. Notre équipe, à l’Institut de Chimie des Substances Naturelles de Gif-sur-Yvette est spécialisée dans l’étude des métabolites secondaires isolés de plantes issues de la biodiversité tropicale afin de découvrir de nouvelles molécules naturelles bioactives. Les extraits de plantes collectés grâce à des collaboration internationales officielles, sont conservés dans une  Extractothèque (la plus grande librairie d’extraits naturels dans le domaine public français) qui représente une véritable mémoire de la biodiversité mondiale et peut-être criblée sur des cibles biologiques nouvelles.

La présentation d’aujourd’hui portera, en particulier, sur l’étude de deux molécules naturelles actives sur des cibles du cancer prometteuses. 

 

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d'Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 - rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 (entrée libre)

Plan d'accès

RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse - gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

 

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

Mél. : centre.dalembert @ u-psud.fr
(centre.dalembert @ u-psud.fr)

Tél. : 01.69.15.61.90

 

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Première séance : Jeudi  24 novembre 2016

Chimie du présent et du futur : une introduction

 

avec

Paul RIGNY, Ancien élève de l’Ecole Polytechnique et docteur-ès-sciences de l’Université Paris-Sud (Orsay). Ancien physico-chimiste (Département de physico-Chimie – CEA Saclay). Ancien Directeur du Département des Sciences Chimiques du CNRS (1990-1996). Ancien responsable scientifique de l’ANDRA (Agence Nationale pour la Gestion des Déchets Radioactifs). Ancien Rédacteur en chef de L’Actualité Chimique (2005-2012). Conseiller à la Fondation de la Maison de la Chimie.

 

La Chimie : des succès et une réputation

 La Chimie a toujours dû se battre pour défendre son « image ». Malgré ses succès spectaculaires et son utilité pour la société, cette situation continue à la distinguer des autres disciplines scientifiques. Par un regard vers les siècles passés et par un peu de prospective, nous allons chercher à comprendre pourquoi. Ce sera aussi l’occasion de re-faire connaissance avec – et d’admirer – quelques-uns de ses tours de force vers la maîtrise de la nature et de vérifier qu’elle est bel et bien toujours incontournable.

 

et

Bernard LÉVY, Chercheur au Laboratoire de Chimie Physique (LCP), Université Paris-Sud

  

Les apports de la Chimie Théorique

Il y a toujours eu un volet théorique à la Chimie (et même à l’alchimie), ne serait-ce que pour formuler ce qui est fait. Parmi les grands tournants liés à la « Chimie théorique » il y a eu la mécanique quantique (1928) et les ordinateurs (1950) ; ils ont conduit au dualisme actuel entre modèles (orbitales, répulsion des paires d’électrons de valence, chemin de réaction, barrières d’activation …) et simulation (utilisant, en particulier, la théorie de la fonctionnelle de la densité). Cela donne lieu à une pratique efficace qui consiste à penser un problème à l’aide de représentations découlant d’un modèle puis à procéder au test expérimental et à vérifier les termes du modèle par simulation. Des développements théoriques plus récents (théorie des incertitudes, dynamique moléculaire) permettent de nouvelles avancées et impliquent aussi d’adapter l’utilisation des modèles.

 

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