SÉMINAIRE ITINÉRANT DU CENTRE D'ALEMBERT

 

"Prévisions, précautions, préventions, catastrophes"

Séance n°6 :
"La couverture des risques majeurs"


 
Vendredi 13 avril 2018
10h30 - 12h30
Faculté Jean Monnet  - Sceaux

Plan d'accès
Comment venir à la Faculté Jean Monnet ?

Entrée libre




Intervenants  : Sandrine Spaeter-Loehrer 

 Les marchés financiers et la couverture des risques majeurs
Le risque de catastrophes naturelles provoque des coûts substantiels et croissants. Un rapport publié en 2010 par la Banque mondiale et les Nations unies (Risques naturels, catastrophes non naturelles : aspects économiques d’une prévention efficace) avance que les catastrophes ont provoqué plus de 3,3 millions de morts et 2 300 milliards de dollars de dégâts (en dollars 2008) entre 1970 et 2010. 2016 a été particulièrement impacté par les événements climatiques et 2017 l’a été plus encore. A cela nous pouvons également rajouter les catastrophes industrielles qui, de par leur ampleur, et le nombre de personnes qu’elles peuvent impacter, ont des points communs avec les catastrophes dites naturelles.
Le dérèglement climatique impose dès lors de renforcer la prévention, la protection, mais aussi la couverture des risques majeurs. Un des traits essentiels tient à la capacité du marché de l’assurance face au potentiel de dommages à assurer. Pour améliorer leur solvabilité les assureurs vont eux-mêmes chercher à se couvrir. La relation assureur-réassureur reste la solution naturelle pour rétrocéder une partie des risques majeurs. Toutefois, la nature même de ces risques exacerbe les coûts transactionnels et a nécessité le développement de stratégies alternatives et complémentaires, stratégies mobilisées aujourd’hui par certaines institutions et entreprises non financières pour couvrir directement leurs risques.
Outre la réassurance en guise d’introduction, la titrisation des risques majeurs sera abordée. En permettant à un porteur de risques de faire des gains sur les marchés financiers au moment où il fait des pertes sur le marché réel, la titrisation libère ainsi des liquidités qui pourront être mobilisées pour l’indemnisation et la reconstruction. Elle contribue ainsi à élargir et à diversifier les méthodes de couverture.
Sans entrer dans la technique, nous illustrerons notamment l’utilisation des obligations et des options sur catastrophe naturelle.

Céline Béguin-Faynel

L’assurance et la prévention des risques naturels et technologiques
Les risques liés aux phénomènes climatiques et à l’industrialisation sont devenus des enjeux majeurs. Leur impact financier important et leur fréquence ont conduit à développer la prise en charge de leurs conséquences par des contrats d’assurance. L’État utilise la technique de l’assurance obligatoire pour favoriser leur couverture. Il promeut également une politique d’anticipation des risques tendant à généraliser les mesures de prévention. En ce sens, il existe un plan de prévention des risques naturels ainsi qu’un Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM) permettant de financer des actions de prévention. La solidarité nationale se manifeste également en cas de catastrophes technologiques par leur prise en charge par le Fonds de Garantie de l’Assurance Obligatoire de dommages (FGAO) en cas d’absence de couverture assurantielle.
Benoit Liot Retrocession Senior Account Manager chez SCOR.

Organisatrices :

Véronique MagnierAnnick Jacq,  
Direction scientifique :
Marc-Olivier Barbaud

Retrouvez-nous sur notre site internet :

http://www.centre-dalembert.u-psud.fr/

 

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Séance n°5 :
"Santé, prévention, précaution : enjeux d'une anticipation"

 
Mercredi 4 avril 2018
10h - 12h15
Faculté de Médecine du Kremlin-Bicêtre

Plan d'accès
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Entrée libre

 

Bruno Falissard Peut-on prévenir les maladies mentales ?
Les maladies mentales donnent souvent l'impression d'être impalpables, immatérielles, le fardeau que les humains ont à porter du fait de leur intelligence et de leur conscience d'eux-mêmes. Cet a priori empêche de les penser comme de simples problèmes de santé, que l'on peut traiter et que l'on peut prévenir. Il existe des façons simples et peu coûteuses de prévenir les maladies mentales. Alors pourquoi ne le faisons-nous pas?

 


Catherine Hill, Risques de cancer et autres risques : prévision, prévention, précaution..., quelles catastrophes ?
La population est convaincue que de nombreux risques augmentent, notamment le risque de cancer. Il faut surveiller et mesurer les risques d’une façon rigoureuse et compréhensible. Ceci permet de discuter des stratégies de prévention et, par exemple d’évaluer la balance bénéfice-risque des médicaments et des vaccins sur des bases solides. Insister sur des facteurs qui ont peu ou pas d’effet sur les risques brouille les messages et contribue donc indirectement à l’augmentation des risques.

 

Organisateurs :
Alexia JolivetAlexandra Rouquette et Bruno Falissard

 

Séance 4 :
"Informatique et numérique"

 

Lundi 19 mars 2018
de 14h à 16h

Centre de recherche Inria Saclay IDF

Bâtiment Alan Turing – Campus de l’École Polytechnique – 1 rue Honoré d’Estienne d’Orves – 91120 Palaiseau
Amphithéâtre Sophie Germain (rdc)

Comment venir à l'Inria ?
Plan d'accès

Entrée libre

 

Intervenants :
Antoine RousseauQuelques outils numériques au service de l’environnement

Dans cet exposé, je tâcherai de décrire comment certains outils de mathématiques appliquées, combinés à des algorithmes performants, permettent d’améliorer la compréhension des processus environnementaux. L’un des enjeux est notamment de permettre le dialogue, voire la « co-existence numérique » de modèles a priori définis pour des processus différents. On parlera notamment de techniques de couplage de modèles.

 Alexandre MonninQuel programme pour l’Anthropocène ?

Avec l’Anthropocène, les perspectives d’effondrement se multiplient. Au-delà du diagnostic, se pose la question de l’action qui convient dans un tel contexte. Que faire face à une telle perspective ? Comment, notamment, repenser la place et les finalités de la recherche en informatique ? Et quel est l’avenir du numérique en règle générale. Pour répondre à ces questions, nous avons lancé l’initiative Closing Worlds. Au-delà de l’innovation à tout crin mais aussi de la décroissance que l’effondrement met en crise, nous proposons un programme destiné à répondre en pratique à la question « comment atterrir ? ».

 

Organisatrices :
Christine Eisenbeis, Inria et LRI, Université Paris-Sud et Annick Jacq, Directrice du Centre d’Alembert

 

NB : Nous vous invitons à consulter notre site Internet avant chaque séance, des modifications de dernière minute pouvant intervenir dans la programmation.

http://www.centre-dalembert.u-psud.fr

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"Prévisions, précautions, préventions, catastrophes" 

Séance n°3 :
"La biodiversité en question : regards croisés"

Mercredi 31 janvier 2018
14h - 16h
Centre Scientifique d'Orsay, Bâtiment 430, Salle Lederer (rdc)
rue du Doyen Georges Poitou
Accès
Entrée libre

Jane Lecomte
Professeur à l’Université Paris-Sud, Laboratoire Écologie, Systématique et Évolution (UMR 8079 UPSud-CNRS-AgroParisTech)
et
Pierre-Henri Gouyon
Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, à l’AgroParisTech, à Sciences Po (Paris) et à l’ENS Paris, Chercheur au sein du laboratoire ISYEB (Institut de Systématique, Évolution & Biodiversité) MNHN-CNRS-UPMC.

A l'instar de la tribune parue le 10 janvier 2018 du journal Le Monde intitulée « La lutte contre l’érosion de la biodiversité doit être une priorité internationale », nombreux sont les appels et publications de scientifiques qui insistent sur les conséquences multiples de cette érosion. Cependant, force est de constater que cette crise de la biodiversité peine à mobiliser autant que le défi climatique. Mais qu’entend-on par biodiversité ? Comment est-elle qualifiée et quantifiée actuellement ? Quels sont les différents types de menaces qui pèsent sur elle ? Pour quelles raisons sommes-nous concernés par son érosion ? Si une partie des réponses à ces questions peut être donnée par des travaux issus de la recherche en écologie et en évolution, les sciences de la conservation mobilisent désormais, au-delà des sciences biologiques, des problématiques nouvelles pour les sciences humaines et sociales. En effet, derrière la question « pourquoi préserver la biodiversité ? » se cachent des questions profondes sur les interactions que nous entretenons, nous humains avec les non-humains.

Organisateurs :
Pierre Capy, Professeur à l'Université Paris-Sud, Directeur de l'IDEEV (Institut pour la diversité, écologie et évolution du vivant), Oliver Nüsse, Professeur à l'Université Paris-Sud, Département de Biologie et Annick Jacq, Directrice du Centre d'Alembert

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Séance n°2 :
"Météorologie de l'espace"


Organisateurs :
Jean-Claude Vial, IAS, Université Paris-Sud et Annick Jacq, Directrice du Centre d’Alembert

 

 

Patrick Michel,
Directeur de Recherches au CNRS, Responsable de l’équipe « Théories et Observations en Planétologie" Université Côte d’Azur, Observatoire de la Côte d’Azur, CNRS, UMR 7293 Lagrange
 

"La Terre sous la menace des pierres célestes :
prédire et prévenir"


Dans sa première phase, il y a environ 4,567 milliards d’années, notre Système Solaire était constitué d’une étoile centrale, notre Soleil, autour de laquelle évoluait un disque de gaz et de poussières. Les collisions entre ces poussières ont permis l’agglomération de corps de plus en plus gros, aboutissant à la formation de nos huit planètes. La présence de ces planètes massives a augmenté les vitesses d’impacts entre les corps restants et une phase de collisions destructrices a débuté, dans laquelle nous évoluons toujours. Les premiers impacts majeurs ont laissé des traces visibles, comme la Lune, produite par un impact géant avec notre Terre à la fin de sa formation, et les cratères à sa surface, témoins des impacts accumulés durant les 4 derniers milliards d’années. Les petits corps (astéroïdes, comètes), qui ont survécu à ce passé lointain et qui constituent la source de ces impacts sur les planètes, continuent à évoluer, se détruire et, de par leurs petites tailles (inférieure à 1000 km), ils peuvent nous renseigner sur la composition initiale du Système Solaire à partir de laquelle se sont formées nos planètes. Comment les étudie-t-on et quel risque représentent-ils pour l’humanité à plus ou moins long terme? Sont-ils nos amis ou nos ennemis, et quelles sont les mesures prises pour nous en protéger? La compréhension du rôle (bénéfique ou destructeur) et des propriétés de ces petits corps dans des conditions de gravité bien différentes de celle de la Terre ainsi que leur étude pour faire face au risque que certains représentent, constituent un défi scientifique passionnant et majeur. De plus, comme la conférence l’expliquera, ils constituent un risque naturel réel mais le moins probable parmi tous les autres risques auxquels l’humanité doit faire face (tsunamis, tremblement de terre, etc). Cependant il est à haute conséquence et surtout, il s’accompagne d’un message très positif : c’est un risque que l’on peut prédire et éviter, avec des solutions raisonnables qui nécessitent seulement d’être mises en œuvre et/ou testées.
 
Notre connaissance actuelle et les actions envisagées pour les explorer et s’en protéger seront présentées. Les aventures spatiales vers les petits corps, véritables aventures à la Indiana Jones, fascinent le public et les jeunes en quête d’inspiration, contribuant à leur donner le désir de connaître et comprendre. Les images fascinantes et riches d’enseignement que les missions spatiales vers quelques petits corps nous ont renvoyées, les défis qu’ils représentent et les projets de missions spatiales actuels pour les explorer et faire face à ce risque seront exposés.


 


Thierry Dudok De Wit
,
Enseignant-chercheur à l’Université d’Orléans,
Observatoire des Sciences de l’Univers en région Centre


La Terre sous les feux du soleil 

 

 Le Soleil a longtemps été un symbole d’immuabilité. Il aura fallu attendre l’ère spatiale et le lancement des premiers satellites pour réaliser que notre astre est loin d’être si calme. Il subit même régulièrement des sautes d’humeur violentes qui libèrent d’énormes quantités d’énergie et viennent affecter notre environnement terrestre.
 
Aujourd’hui, dans une société toujours plus tributaire de la technologie, ces perturbations d’origine solaire sont devenues un réel enjeu économique et sociétal Elles affectent notamment le fonctionnement et l’orbite des satellites, la communication sol-satellite (et donc le positionnement par GPS), et constituent aussi un risque pour la santé des astronautes et du personnel navigant, la distribution de l’électricité au sol… et in fine influencent le climat terrestre.
 
Même si les plus grosses perturbations solaires sont rares, nous savons pertinemment que l’une d’elles pourrait un jour avoir un impact majeur sur Terre, telle une crue centennale.
 
Dans les années 1990 est ainsi née une nouvelle discipline, appelée météorologie de l’espace. Elle associe l’étude scientifique fondamentale du couple Soleil-Terre avec des aspects très concrets tels que des services de prévision opérationnels.

 Après un petit panorama de l’activité solaire et de ses diverses manifestations, nous verrons qui est impacté, et quels sont les risques. Tout n’est pas que danger : les aurores polaires sont aussi une manifestation d’activité solaire, pour le plus grand bonheur des yeux.

 

 
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