Dimitri Gorge Bernat

 


Crédit photo : Dimitri GORGE-BERNAT

Dimitri GORGE-BERNAT, un ingénieur de laboratoire en cancérologie chezSANOFI

Dimitri GORGE-BERNAT est diplômé de la Licence Professionnelle Bio-industries & Biotechnologies. Il travaille aujourd’hui à la recherche en cancérologie chez SANOFI. 10 ans après sa licence, il est revenu sur les bancs de son ancienne université, mais cette fois-ci du côté de la Faculté de Pharmacie pour obtenir un Master 1 (par VAE) ainsi qu’un Master 2 en cancérologie. Nous avons pu échanger avec Dimitri à l’occasion du Forum des métiers de la Licence Professionnelle Bio-industries & Biotechnologies qui réunit étudiants et diplômés pour parler insertion professionnelle.

 

 

Quel est votre parcours avant la Licence Professionnelle Bio-industries & Biotechnologies à l’Université Paris-Sud ?

Après mon bac technologique, je suis rentré en BTS Biotechnologies à l’Ecole Supérieure des Techniques de Biologie Appliquée (ESTBA) et j’ai rejoint l’Université Paris-Sud pour la licence.. Mon choix était motivé par deux points,  j’avais vu que l’Université était d’une part bien classée et d’autre part, j’avais envie de rejoindre le milieu universitaire car je cherchais plus d’autonomie et d’indépendance, à l’ESTBA on évolue dans une ambiance  « lycéenne ».

Quels ont été les points forts de la Licence Professionnelle Bio-industries & Biotechnologies ?

On a eu beaucoup de chance d’avoir des professeurs motivés qui aimaient leur métier et qui mettaient toujours énormément d’énergie pour nous offrir la meilleure formation. Je me souviens notamment des journées visites entreprises & start-up. A l’époque on avait eu la chance de visiter le Genopole à Evryet d’en découvrir les coulisses, cela m’avait beaucoup plu.

La licence a été l’accomplissement de mon BTS, ce sont deux formations qui se sont parfaitement complétées, d’ailleurs je n’ai jamais eu de problème pour trouver un travail.

Où est-ce que vous aviez effectué votre stage / votre alternance durant la licence ?

A mon époque, on ne pouvait faire qu’un stage car il n’y avait pas la possibilité d’alternance. J’ai donc été stagiaire dans une start-up parisienne spécialisée dans la recherche sur les mutations des cellules tumorales. 6 mois est d’après moi la bonne durée. D’une part l’étudiant s’offre une véritable immersion dans le monde professionnel et d’autre part, l’entreprise peut former le stagiaire tout en ayant assez de temps pour suivre sa montée en compétences. C’est vraiment gagnant-gagnant.

Quelle a été la suite de votre parcours professionnel ?

Après mon stage, j’ai rejoint l’Institut Pasteur où j’ai travaillé en laboratoire technique de recherche sur les thérapies virales. J’y suis resté quelques mois. En 2005, j’ai été « chassé » par une agence qui souhaitait me recruter chez SANOFI. J’y travaille désormais depuis 14 ans comme technicien de laboratoire en oncologie. J’avance sur la recherche en cancérologie, mon travail consiste à mimer les pathologies et à reproduire les molécules des médicaments afin de vérifier la pertinence des traitements.

En 2014, autrement dit 10 ans après ma licence, j’ai souhaité me spécialiser en cancérologie et je suis revenu sur les bancs de l’Université Paris-Sud où j’ai obtenu un Master 1 & 2 en cancérologie à la Faculté de Pharmacie. Pour le Master 1, je l’ai obtenu par Validation des Acquis et de l’Expérience (VAE), qui est un dispositif valorisant l’expérience professionnelle. Pour le Master 2 j’ai préféré un parcours traditionnel pour développer mes compétences. J’ai suivi les cours sur mon temps de congés SANOFI (équivalent à 4 mois) et j’ai pu faire mon stage chez SANOFI tout en conservant les droits liés à mon poste et mon statut de salarié. Depuis je suis redevenu un salarié « classique » mais je suis désormais ingénieur de laboratoire. La formation continue est un vrai avantage, tout salarié devrait pouvoir en bénéficier au moins une fois dans sa vie professionnelle.


Crédit photo : Sylviane Liotenberg

Que pensez-vous du réseau des diplômés ?

J’ai toujours eu des nouvelles et gardé le contact avec l’équipe de la Licence Professionnelle Bio-industries & Biotechnologies . Pour ma participation au Forum des métiers, c’est un peu une évidence d’y participer car nous devons beaucoup à nos professeurs qui ont vraiment tout fait pour que nous réussissions ; cela doit être au moins la cinquième fois que je m’y rends. J’ai présenté très rapidement SANOFI, mon parcours, avec un focus sur la reprise d’études qui est toujours possible.

Pouvoir orienter, conseiller, aiguiller en donnant les bonnes informations aux étudiants est vraiment important, d’autant plus que certains peuvent parfois se faire de fausses idées sur certains secteurs ou certains métiers.

Enfin, il est nécessaire de les rassurer sur l’entretien d’embauche. Les étudiants ont tendance à se sous-estimer en arguant qu’ils n’ont pas d’expérience mais ils n’ont pas conscience que leur jeunesse offre de belles qualités : la motivation, la disponibilité, la réactivité ou encore une aisance avec certains outils numériques. Ils perçoivent souvent l’entretien comme un grand oral où ils seront jugés mais en réalité c’est surtout une rencontre entre une personne et une entreprise et chacun doit chercher à voir s’il correspond à l’autre !

 

Dimitri GORGE-BERNAT avait répondu présent au forum des métiers, de la Licence Professionnelle de Bio-industries & Biotechnologies, qui rassemble étudiants et diplômés

 


Crédit photo : Sylviane Liotenberg

Le Samedi 2 février 2019, le DEUST et la Licence Professionnelle de bio-industries et Biotechnologies qui depuis 2015 est co-portée par l’Université Paris-Sud et l’Université de Versailles Saint-Quentin en Yvelines, organisaient leur forum des métiers. Celui-ci se tenait de 14H à 18H à la Maison des Parisudiens (MAPS) et rassemblait les étudiants de la licence 1 à la licence 3 et une trentaine de diplômés des promotions précédentes. L’objectif du cursus est de former des techniciens de laboratoire en biologie, capables d’intégrer efficacement une équipe de recherche, fondamentale ou appliquée, et/ou de développement d’un process.

Le forum offre un panorama sur l’insertion professionnelle après la licence

Le forum a lieu chaque année. Dimitri GORGE-BERNAT, diplômé de la Licence Professionnelle en 2004, aujourd’hui ingénieur de laboratoire en cancérologie chez SANOFI, explique « J’ai toujours eu des nouvelles et gardé le contact avec l’équipe de la Licence Professionnelles de Bio-industries et Biotechnologies. Pour ma venue au Forum des métiers, c’est un peu une évidence d’y participer car nous devons beaucoup à nos professeurs qui ont vraiment tout fait pour que nous réussissions ; cela doit être au moins la cinquième fois que je m’y rends ».

Pour les étudiants, le forum est l’occasion de rencontrer les diplômés, d’échanger avec eux et de poser leurs questions. La licence a la chance d’avoir des diplômés travaillant dans des secteurs et des métiers très différents. Le forum est donc un panorama intéressant sur les insertions professionnelles possibles après le diplôme. Juliette OLIVRÉ ingénieur au sein de l’Institut Imagine, le centre de recherche de l’Hôpital Necker, et auparavant chez DANONE le souligne « la licence m’a permis de travailler dans l’agroalimentaire et désormais dans les thérapies géniques pour l’enfant. Notre parcours offre une grande diversité de carrières mais, en effet miroir, cela requiert aussi de l’adaptabilité ». 

Un après-midi d’échanges à forte valeur ajoutée entre étudiants et diplômés

Lucile HOET étudiante en Licence Professionnelle après avoir suivi les options de biotechnologies de L1 et le DEUST de Bio-industries et Biotechnologies avait fait le déplacement. Elle a découvert cette formation grâce à sa mère qui travaille chez SANOFI et qui a recruté plusieurs fois des alternants issus de ce cursus dont elle était à chaque fois très satisfaite. « On a pensé toutes les deux que ce serait une bonne formation puisque je voulais travailler dans les biotechnologies ». Elle a été agréablement surprise car il y avait des diplômés des dernières promotions mais aussi de celles de 2007 et 2008. « C’était vraiment intéressant d’échanger avec des jeunes diplômés comme avec des diplômés qui ont déjà une carrière derrière eux. Les intervenants étaient issus d’entreprises très différentes ce qui permet d’avoir un panorama assez large des débouchés professionnels. Pour ma part, j’ai pu avoir des informations concernant l’évolution de la carrière car je souhaite travailler directement après la licence sans pour autant me priver d’être un jour cadre. Certains diplômés s’étaient retrouvés face aux mêmes questionnements, j’ai donc pu échanger avec eux ».

Pouvoir orienter, conseiller, aiguiller en donnant les bonnes informations aux étudiants est vraiment important, d’autant plus que les étudiants peuvent parfois se faire de fausses idées. Pour Dimitri GORGE-BERNAT, il faut « rassurer sur l’entretien d’embauche ». De son point de vue « les étudiants ont tendance à se sous-estimer en arguant qu’ils n’ont pas d’expérience mais ils n’ont pas conscience que leur jeunesse offre de belles qualités : la motivation, la disponibilité, la réactivité ou encore une aisance avec certains outils numériques. Ils perçoivent souvent l’entretien comme un grand oral où ils seront jugés mais en réalité c’est surtout une rencontre entre une personne et une entreprise et chacun doit chercher à voir s’il correspond à l’autre ! »

Les questions sont très diverses, concernent le secteur privé comme le secteur public et souvent très concrètes comme celles qui portent sur les salaires. Pour Juliette OLIVRÉ « les étudiants doivent être tenus informés du marché et des prix. Ils doivent être correctement armés pour se défendre dans une négociation surtout les femmes ! C’est assez terrible de le constater mais elles ont tendance à être payées en moyenne 20% de moins que les hommes ».

Le réseau professionnel passe par le réseau des diplômés

Tous les diplômés ont insisté sur l’importance du réseau professionnel qui passe aussi par le réseau des diplômés. Juliette OLIVRE rappelle l’importance d’entretenir son réseau. « Pour ma toute première expérience professionnelle, j’étais en alternance chez DANONE et j’ai été recrutée par le groupe plus tard grâce aux liens que j’avais gardés avec mon ancienne équipe ».

LinkedIn est aussi un très bon outil, Juliette OLIVRÉ l’utilise pour souhaiter ses vœux de nouvelle année, pour envoyer une offre d’emploi qui pourrait correspondre à quelqu’un qu’elle connait. « Il ne faut pas attendre que le réseau nous « donne » pour donner en retour ».

Depuis sa création, l’équipe pédagogique et les responsables de la formation Sylviane Liotenberg et Michèle Reisdorf-Cren entretiennent le réseau des diplômés de cette licence professionnelle. L’idée est d’avoir un annuaire qui permet de contacter les diplômés tout en suivant leurs carrières professionnelles. C’est en effet très galvanisant pour les professeurs de connaitre les parcours de chacun, d’autant plus que la licence offre les meilleures conditions pour une orientation professionnelle réussie.

Ce suivi permet une proximité avec les diplômés qui trouvent au sein de l’équipe pédagogique, une oreille toujours attentive. « On a le cas de diplômés qui sont revenus vers nous car ils souhaitaient reprendre leurs études pour compléter la licence et qui souhaitaient avoir notre avis ». Dimitri GORGE-BERNAT est revenu sur les bancs de son université 10 ans après l’obtention de sa licence pour obtenir un Master 1 en pharmacie par VAE puis un Master 2 spécialisé en cancérologie. « Grâce à cette dernière formation équivalent à 4 mois de cours, j’ai pu évoluer sur mon poste chez SANOFI ».

 

Interview de Sabine Ferrier, 
Chargée du réseau des diplômés de l’Université Paris-Sud, 
Direction de l’orientation professionnelles et des relations entreprises.

Pour toute information sur le réseau des diplômés de l’Université Paris-Sud, vous pouvez contacter Sabine Ferrier,
chargée des relations diplômés à la Direction Orientation Professionnelle et Relations Entreprises : alumni.parisudien @ u-psud.fr,
01 69 15 33 29 (Bâtiment 330 campus d’Orsay).